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Donne-nous aujourd’hui notre pain quotidien

L’Amour ne peut s’enfermer ! 

Nous ne pouvons vivre en solitaire, mais en solidaire. Comme tout être humain, nous avons besoin de découvrir non seulement la valeur infinie de Dieu, mais  aussi de chaque existence. 

Les capacités inouïes que manifeste chaque humain quand on le considère avec suffisamment de  respect et d’amour sont étonnantes ! À plus forte raison quand notre engagement religieux transparaît par nos actes. 

« Faisons le bien sans nous décourager. Oui, si nous allons jusqu’au bout, nous récolterons quand le  moment sera venu. Alors pendant le temps qui nous reste, travaillons pour le bien de tous, surtout ceux qui partagent notre foi. » (Gal. 6.9,10, PDV)  

Dieu pourvoira 

Un jour, j’ai pris le temps de faire le point sur mon budget. Après avoir mis de côté la dîme et un petit  pourcentage pour les missions et les nécessiteux, j’ai payé toutes les factures, mis de côté une partie  pour les frais de scolarité de nos fils. Il me restait pour boucler le mois une somme modique pour la  nourriture et autres frais incompressibles. J’ai pris la route dans notre camionnette pour aller régler les  frais de scolarité à l’école et ai pris la route. Il pleuvait à verse.  

Juste avant d’entrer dans l’allée de l’école, j’ai aperçu une jeune femme visiblement en détresse. J’ai  arrêté la camionnette et remarqué qu’il s’agissait d’une jeune femme que j’avais baptisée quelques  mois auparavant. Elle pleurait.  

« Que se passe-t-il ? lui ai-je demandé. Elle a fini par me dire qu’elle avait perdu son emploi, comme beaucoup d’autres, à la suite de la fermeture d’une usine voisine. Puis, elle a été expulsée de son  appartement avec ses deux jeunes enfants, pour non-paiement de son loyer. Et pour l’heure, ils n’avaient plus de quoi se nourrir.  

Je l’ai emmenée à l’épicerie et j’ai rempli son chariot de nourriture, en prélevant sur une partie des frais de scolarité la facture.  

En la reconduisant à l’école, j’ai appelé le propriétaire de l’appartement et j’ai réussi de justesse à négocier un accord dans lequel j’emploierais l’argent restant des frais de scolarité pour payer la moitié de ce qu’elle devait, tandis que le propriétaire patientait pour obtenir l’autre moitié. J’ai appelé les membres du conseil de l’église et ils ont payé la facture d’électricité. « Je lui ai dit : « Une fois que tu  seras remise sur pied, aide quelqu’un d’autre qui sera dans le besoin. » Elle était infiniment reconnaissante.  

De retour à la maison et que j’ai confié à ma femme que je m’inquiétais de savoir comment nous allions  payer les frais de scolarité, elle m’a répondu avec joie : « Dieu y pourvoira ».  

Cet après-midi-là, en ouvrant la boîte aux lettres, j’ai trouvé une enveloppe contenant un chèque. Son montant correspondait à celui de mon soutien à cette jeune femme.  

Dieu se soucie de nous plus que nous ne nous soucions de nos propres enfants. Il promet de nous  fournir du pain (Ésaïe 33.16). Mais remarquez le mot « nous » dans le verset : « Donne-nous aujourd’hui notre pain quotidien ». Jésus laisse explicitement entendre que nous ne devons pas seulement demander  pour nous-mêmes, mais aussi pour ceux qui nous entourent.

En fait, la Bible dit clairement que nous  devons aimer les autres autant que nous nous aimons nous-même (Marc 12.31) et que nous devons prier pour les autres (Jacques 5.16).

« Portez les fardeaux les uns des autres, et accomplissez ainsi la loi  du Christ » (Gal. 6.2, LSG). C’est ce que faisaient les disciples du premier siècle. Ils étaient unis dans  tout ce qu’ils faisaient (Actes 4.32).  

« Nos prières ne doivent pas être égoïstes, centrées seulement sur nos propres besoins. Il faut demander  afin de pouvoir donner. Laissons-nous inspirer par la ligne directrice de la vie du Christ… Nous devons implorer les bienfait de Dieu en vue de les communiquer à d’autres. Nous ne pouvons recevoir que dans  la mesure où nous donnons. Les trésors du ciel ne nous seront pas plus longtemps dispensés si nous ne  les partageons pas avec ceux qui nous entourent » (Les Paraboles de Jésus, p. 116). 

Notez que la prière enseignée par Jésus ne mentionne pas le pain pour demain, mais pour aujourd’hui  seulement. Israël ne pouvait recueillir la manne que pour un jour à la fois (Exode 16.4). Dieu ne veut pas  que vous vous inquiétiez pour demain (Matt. 6.34). Priez pour aujourd’hui. Demandez dans le but de  partager. Cherchez à bénir. Avant de prêcher, les disciples du Christ devraient démontrer leur amour  pour Dieu en étant une bénédiction pour ceux qui les entouraient.  

Lors du jugement, Jésus ne vous demandera pas si vous êtes allé à l’église ou si vous avez accompli  d’autres bonnes choses, bien que nous ne devions pas manquer à nos assemblées (Héb. 10.25). Il dira : « J’étais nu, j’avais faim et j’avais soif. La manière dont vous avez aimé ceux qui vous entourent démontre  comment vous m’avez aimé » (voir Matt. 25.31-45). 

Dieu vous appelle à prier pour votre prochain, à l’aimer et à être une bénédiction pour tous ceux qui  vous entourent. 

Vivons en permanence dans un esprit d’émerveillement de l’Amour! Solidaires plus que solitaires !  Prions ensemble.